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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 15:37

 

Le hasard n'existe pas, seule la loi des possibles est.

 

Depuis le Big Bang et bien avant, l'histoire de l'Univers n’est qu’une suite ininterrompue d'événements où l'impermanence règne. Dans cette suite ininterrompue d'événements, il n'en est pas un qui ne soit le résultat d'un autre. Le hasard ne répond pas exactement à ce schéma, dans le sens où seul son caractère imprévisible est démontrable, mais pas son caractère contingent ; car le fait qu'un événement soit susceptible de se produire ou non, parce que rien ne justifie sa nécessité, n'est que le fait d’un raisonnement humain qui se sert de ses appuis mentaux, afin d'élaborer ses constructions cérébrales lui permettant ainsi d'atteindre à un certain équilibre cognitif.

 

En conclusion, on peut considérer le hasard comme étant un succédané de temps qui, si l’on s’applique à l’étudier, aboutit à un anthropomorphisme rémanent.

 

 

L'éclaireur du Temps

 

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commentaires

cedric 14/09/2015 22:15

Bonjour,

Merci pour votre réponse.
Plusieurs choses :
Serait il possible de continuer cette discussion par mail ? l’interface du site est horrible..
Avez-vous pensez à migrer votre blog sur un site web moins vieux et plus sérieux ? j’ai l’impression de revenir 20 ans en arrière là.. Si vous avez besoin d’aide technique vous pouvez me faire signe.
Merci d’avoir pris le temps de me répondre.

Désolé si j’ai vous ai paru « brute » dans la première réponse, je vais tenter d’être plus centré sur votre text en lui même.

Sur la première partie : Je suis d’accord avec vous, le charactère imprévisible du hasard est démontrable, quoique ! imprévisible dans l’absolu non, puisque ce qui peut être imprévisible pour l’homme ne l’est pas forcément pour une machine. Le caractère contingent n’est pas démontrable puisque le monde est déterminé. Ensuite je reste sur ma première vision, vous le dites en des termes complexes qui ne sont pas forcement nécessaire, enfin c’est mon point de vue : l’homme conçoit le caractère contingent du hasard puisqu’il est limité par sont cerveau.

Je n’arrive toujours pas à comprendre votre conclusion, essayons tout de même de nous comprendre. La conclusion fait référence au temps, qui n’apparait pas dans le premier paragraphe, en quoi le hasard se substitue au temps ? En quoi l’étude du hasard abouti à rendre le monde à notre image ? Le hasard est une invention humaine, donc étudier quelques chose que nous avons produit ne peux qu’être anthropomorphique, vous ne pensez pas ?

Kristen Chaman 17/09/2015 23:13

Je vous contacterai ultérieurement, dès que j'aurai plus de temps.

cédric 10/09/2015 15:35

Bonjour,

La dernière phrase (conclusion) ne veux rien dire je pense, pouvez vous l'expliquer en terme simple, sans un monticule de mot aussi complexe qu'inutile (Lacanisme ?).

"n'est que le fait d’un raisonnement humain [...]".

je dirais, n'est que le fait de la finitude du cerveau humain.

"qui se sert de ses appuis mentaux, afin d'élaborer ses constructions cérébrales lui permettant ainsi d'atteindre à un certain équilibre cognitif"

bon là ça part en vrille...

"qui se sert de ses appuis mentaux"

par appuis mentaux tu veux parler du cerveau, à la limite de sont intelligence, pourquoi encore noyer le poisson avec des mots complexes... Donc je remplace par "qui se sert de sont cerveau"

"afin d'élaborer ses constructions cérébrales"

Oui, on se sert de sont cerveau pour réfléchir en effet... (je remplace par "afin de réfléchir")

"lui permettant ainsi d'atteindre à un certain équilibre cognitif"

j'ai beau chercher, ça ne veux rien dire, excusez moi. je remplace par "état mental stable"

ce qui donne pour finir :

"qui se sert de sont cerveau afin de réfléchir et ainsi atteindre un état mental stable."

donc, oui, je me sert de mon cerveau pour réfléchir et avoir un état mental stable, je suis d'accord avec vous, mais ça n'a rien à voir avec le paragraphe précédent sur le hasard...

Kristen Chaman 11/09/2015 22:43

Bravo ! Je vous félicite pour l’analyse critique de mon texte ; hélas, elle est loin de refléter son contenu. Compte tenu de la situation, cette citation de Gandhi me semble convenir : « C'est une erreur de croire nécessairement faux ce qu'on ne comprend pas. »

Maintenant, vous me demandez de vous instruire, alors même que votre esprit m’a déjà jugé (condamné). Car votre raisonnement ne fait qu’extrapoler mes mots en voulant les réduire à la banalité du langage courant. De plus, que vient faire là-dedans, Jacques Lacan !

« Etre le fait d’un raisonnement humain » : cela signifie que la conséquence d’un phénomène décrit n’est pas d’origine physique, mais d’origine psychique. En clair, cela traduit une irréalité. La notion de « nécessité » que l’on relie au hasard est totalement absente pour un Univers composé de matière/énergie. Seule la pensée humaine utilise des cadres moraux, pour se grandir, s’ennoblir jusqu’à ramener à soi la création de l’Univers, tout en s’immortalisant par le biais de religions, aussi conquérantes qu’ineptes.

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« qui se sert de ses appuis mentaux, afin d'élaborer ses constructions cérébrales lui permettant ainsi d'atteindre à un certain équilibre cognitif »

« par appuis mentaux tu veux parler du cerveau, à la limite de sont intelligence, pourquoi encore noyer le poisson avec des mots complexes... Donc je remplace par "qui se sert de sont cerveau" »

Non ! Les appuis mentaux sont en rapport avec la mémoire, c’est-à-dire le vécu : ils sont discrétionnaires, tout en étant à la fois personnels et collectifs.

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« afin d'élaborer ses constructions cérébrales »

« Oui, on se sert de sont cerveau pour réfléchir en effet... (je remplace par "afin de réfléchir") »

La réflexion est une partie de la pensée dont le rayon d’action est axé sur le passé, uniquement sur le passé. Quand on élabore par la pensée, on crée ; et cela n’est plus le fait de la réflexion, mais de l’imagination qui est la faculté de se projeter dans l’avenir grâce à l’élaboration de constructions cérébrales.

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« lui permettant ainsi d'atteindre à un certain équilibre cognitif »

« j'ai beau chercher, ça ne veux rien dire, excusez moi. je remplace par "état mental stable"

ce qui donne pour finir :

"qui se sert de sont cerveau afin de réfléchir et ainsi atteindre un état mental stable." »

Ce que j’appelle un certain équilibre cognitif, c’est la balance existant entre l’idéalité et la réalité, et de ses effets qui sont à l’origine de notre distinction du monde animal.

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« La dernière phrase (conclusion) ne veux rien dire je pense, pouvez vous l'expliquer en terme simple, sans un monticule de mot aussi complexe qu'inutile (Lacanisme ?). »

« En conclusion, on peut considérer le hasard comme étant un succédané de temps qui, si l’on s’applique à l’étudier, aboutit à un anthropomorphisme rémanent. »


Pour ma phrase finale, en voici une version, peut-être plus explicite à votre goût :

On peut considérer que le hasard est un alibi temporel qui, si l’on s’applique à l’étudier, aboutit à rendre le monde à notre image et à persister dans cette optique.


Bien à vous…