Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 08:16

 

Sous l’extase du temps où les moutons musardent. Prendre le chemin de traverse ; faire de sa vue un manège ; s’unir au vertige ; voir l’ombre trébuchante dans le versant ensommeillé ; rêver pareil au montagnard, la cime dans les nuages ; plonger du mont ; traverser les écueils verdoyants au cœur du charme de l’instant ; revivre l’écho des rires de l’enfance et bénir, bénir les jours de ma rivière…

 

 

A Pastelle

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

piro 05/10/2013 23:25


Mais pourquoi garder l'ancre à bord où elle continue de peser ? Pourquoi ne pas la jeter avec sa chaîne par dessus bord et voguer libre comme "Un bateau ivre" ? N'est-ce pas que l'âme a
besoin de se charger d'un poids ? Et ce poids, cette ancre c'est le corps, non ?


 

Kristen Chaman 05/01/2014 04:33



Jeter l'ancre c'est abandonner en mettant le plus souvent le point final, car peu d'entre nous sont aptes à la remonter. Rien ne nous empêche de naviguer libre comme "Un bateau ivre" puisque
l'ancre reste à bord, mais briser sa chaîne, cela reste impossible. L'ancre symbolise l'expérience acquise au cours des ans, elle n'est pas reliée au corps mais à l'âme. C'est pourquoi la poésie
qui s'adresse à l'âme possède cette faculté de l'alléger en la conviant à sa douce insouciance.



Pastelle 12/08/2013 14:24


Trois ans déjà que tu as écrit cela. 


Trois ans ma première découverte des Pyrénées. 


Et aujourd'hui, trois ans après, ton texte correspond toujours parfaitement à ce que je ressens lorsque j'y retourne, tout est en phase, en osmose. 


Aurais tu découvert le langage universel et intemporel ? 


Merci. ♥

Kristen Chaman 12/08/2013 19:10



L’étrangeté de l’être face à la simplicité du monde. Le poids du questionnement qui ankylose l’âme aussi sûrement qu’une
voile privée de vent. La vie c’est le souffle ; l’âme c’est la voile. Surtout, il ne faut jamais jeter l’ancre, car elle rend la traversée encore plus difficile, voire impossible. Cette ancre, il
nous faut la garder à bord parce qu’elle est notre histoire ; elle est l’irremplaçable.

Et voilà ce qu’enseigne le Temps : « Plus l’ancre est lourde ; plus le naufrage est proche ». A cet enseignement :
"Alléger son âme c’est naviguer plus sereinement". Peut-être est-ce cela la poésie ? Un apaisement.


 


Ce petit passage explique ou essaye d'expliquer le lien indéfectible existant entre l'âme et la poésie, toutes deux aussi universelles qu'intemporelles. Pour bain de jouvence, j'ai ecrit ton ressenti pas le mien ; je n'ai fait
qu'habiller par les mots tes images que je recevais.


 


Bien à toi, de
toute éternité...


 



Pastelle 21/08/2010 14:03



Je te le redis ici comme je l'ai écrit sur mon blog : j'adore quand tu mets des mots sur mes images. 


Et puis tes mots collent tellement bien... On dirait que c'est toi qui as pris les photos. 


Merci infiniment pour tout ça, pour moi qui n'ai pas les mots. 


 



Kristen Chaman 22/08/2010 00:27



Bonsoir Pastelle,


 


L'image est la langue de Babel


 


La réflexion de l’homme ne s’effectue pas sur ce qu’il voit mais sur ce qu’il se représente, ce constat est démontrable
par les sentiments qui divergent bien qu’on vive les mêmes expériences.


 


Et si tu ajoutes : http://0z.fr/Ke--2


 


Alors, il est possible par les images et les mots, en mettant sa pensée hors du Temps pour s'unir à l'ensemble, d'être
l'autre momentanément par le contact de l'âme. Et que cette bonté soit celle de la poésie à pour effet d'en être encore plus doux à nos cœurs. La poésie c’est la parole qui rassure
l’enfant.


 


Bises…