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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 08:45

 

Je veux bien revenir sur la phrase de Nietzsche mais dans un contexte plus vaste.

 

Citation :

 

« L'homme est une corde tendue entre la bête et le Surhumain, - une corde sur l'abîme. Il est dangereux de passer de l'autre côté, dangereux de rester en route, dangereux de regarder en arrière - frisson et arrêt dangereux. Ce qu'il y a de grand dans l'homme, c'est qu'il est un pont et non un but : ce que l'on peut aimer en l'homme, c'est qu'il est un passage et un déclin. »


Ce passage est loin d’être anodin, et renvoie à bien des égards.


« L’homme est un pont et non pas un but »

 

Marque implicitement la différence entre le Surhomme et le dernier homme. Le Surhomme se définit avant tout comme un homme clairvoyant (donc éduqué) qui sait ce qu’il est et tente de le devenir ; il se sait mortel et à ce titre, il sait qu’il n’est qu’un relais (un pont – un passage) et une mort (un déclin). Le dernier homme, lui ! a inventé le bonheur (le but). Il base sa vie sur ses illusions ; il se refuse à la mort ; il est lâche et peureux. Ce bonheur, coûte que coûte, l’aveugle et fait de lui un termite qui dévore et dévore (le désert croît) ; son obésité mentale apaise sa conscience ; mais bientôt son monde sans horizon ne sera plus qu’une île. Ainsi, périclitera le dernier des hommes ! 

- Reprenons, voulez-vous ?

« L'homme est une corde tendue entre la bête et le Surhumain, - une corde sur l'abîme. »

 

L’homme est une corde tendue marque toute la fragilité de l’évolution qui peut se rompre à tout moment (une corde sur l’abîme – extinction de l’homme). Le Surhomme de Nietzsche ne serait être le fruit du hasard, de l’évolution naturelle des choses ; mais bien, le fruit d’une évolution de pensée qu’on pourrait dispenser à tous par l’éducation (Il ne tient qu’à nous de décider du destin de l’humanité). L’homme nouveau - que je nomme ainsi pour éviter les amalgames que le Surhomme génère bien malgré lui par quelques relents mémoriels - en devenant apte à surmonter ses pensées n’aura plus besoin d’être guidé par des morales nihilistes. Quitter ces morales c’est quitter l’absolu en devenant vrai ; le Surhomme est l’homme vrai qui connaît sa lâcheté et son courage ; et qui se contente à n’être ni trop lâche, ni trop courageux, tout en vivant pleinement ses sentiments.

« Il est dangereux de passer de l'autre côté, dangereux de rester en route, dangereux de regarder en arrière - frisson et arrêt dangereux. »

 

Dans tous les cas de figure nous sommes au-dessus de l’abîme ; la Vie, elle-même, le sait ; et par sa raison instinctuelle pousse tous les êtres à surpasser leurs inhibitions. L’Univers, la Vie, n’admettent pas la paralysie : « vivre, c’est vivre l’inachevé. »


 

Un humanisme fondé sur des valeurs utiles à tous tels que la Fraternité, le Respect de la nature et l’Amour de la vie ne peut avoir une action sociétale que par l’éducation. Il n’est du ressort d’aucun pouvoir à dicter au peuple l’éducation que ses enfants sont en droit de recevoir. Ce qui me conduit à cette réflexion : « La Fraternité, le Respect de la nature et l’Amour de la vie : des matières scolaires ignorées probablement par peur d’affamer la Justice et la Police ? »

Sur ce, il est du travail de tous (les philosophes notamment) à élaborer ses nouvelles valeurs éducatives en respectant les trois axes prédéfinis. Ensuite, il sera temps de convaincre les instances républicaines du bien-fondé de ces enseignements.

 

Faisons de nos enfants des êtres bien plus grands que nous ! Arrêtons de vivre pour nous-mêmes ; prenons conscience de notre abîme et sachons mourir en aimant c'est-à-dire dans l’amour de nos parents et pour l’amour de nos enfants !

 

 

 

Bien à vous, fraternellement...

L'éclaireur du temps

 

 

(Spéciale dédicace au gardien obscur des vérités étoilées)

 

Philippe Goron - Poète lunaire


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commentaires

Domicléo 23/09/2011 15:43



Cher Kristen,


Excuse-moi de ne pas avoir pris contact plus tôt. Je n'ai pas eu le courage d'ouvrir mon ordinateur pendant mes vacances. J'avais besoin de faire un break.


Je tenais à te dire que je suis très touchée par notre rencontre et l'hommage que tu as rendu à Philippe. Ton poème gravé sur la plaque ou repose Philippe est lumineux. Cela donne à Philippe
une immortalité.  Très émus, mes parents ont beaucoup appréciés. Les fleurs déposées ont mis de la couleur et de la vie sur le marbre froid. Je t'en remercie profondément. Merci aussi à
Tibicine et Anitaya.


"La Fraternité, le Respect de la nature et l'Amour" Une bien jolie quête à laquelle j'adhère. Mais l'homme aurait alors atteint une grande sagesse : Sophia, Prajna, bonheur suprême
et état de perfection. Cela me paraît pourtant si simple mais l'humanité en est-elle capable ? Quelques individus, oui ! J'en suis certaine. Possible ou pas,  le fait d'y
croire rend heureux. Je cite à présent Philippe dans son texte sur les "Chamanes"  "Leurs esprits respirent la sagesse dans un au delà verdoyant où le paradis aux blanches colombes
se noie dans les verts pâturage de la délivrance".


Je t'embrasse


Dominique



Kristen Chaman 16/11/2011 22:03



Chère DomiCléo…


 


Je n’attendais pas moins de toi que ce commentaire empreint d’une amitié sincère. A travers tes écrits, je ressens l’âme qui t’unit à Philippe,
un lien plus fort encore que votre parenté. L’âme ne triche pas et par ses mots se dévoilent telle quelle. Par deux fois, tes mots furent les siens ce qui me conduit à penser qu’il t’accompagne
comme d’autres avant lui nous accompagnent. Pas de hasard, disait-il ? Eh bien ! C’est sans l’ombre d’un doute que les mots « lumineux » et « j’adhère » furent
autant les tiens qu’ils furent auparavant les siens. J’ai la mémoire des mots, tant ils me sont percutants, et mon âme les lit bien mieux que mes yeux.


 


Ma plaque en hommage à Philippe est un scellement, elle marque à jamais mon engagement d’âme pour lui. Je suis heureux qu’elle ait plu à tes
parents bien qu’elle n’aura jamais la pureté de ta pierre bleue qui enchante le ciel de Philippe.


 


Plusieurs fois, j’ai cherché une explication quant à l’origine de mon irrépressible attirance pour l’Univers de Philippe. Aujourd’hui, enfin,
je l’ai trouvé : cela vient de l’esprit de liberté qu’il portait. Ce chant, - car la liberté est un chant - il l’entonnait dans chacun de ses mots, dans chaque idée, chaque
illustration. Nul doute que sa musique fut, elle-même, de cette prouesse que seule la liberté permet. Voilà que je m’en vais te laisser, le Temps est un ami fidèle ; un ami espiègle qui,
parfois, joue des tours à ses sectateurs ; et je ne connais pas de penseurs qui ne soient pas des amis du Temps.


 


Je t’embrasse chaleureusement…


@ Bientôt, Kristen.