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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 23:17

 

Afin de se pencher sur ce que pourrait être le libre arbitre ; en premier lieu, il faut considérer la volonté, et ses rapports éventuels avec le déterminisme ou le fatalisme. Le libre arbitre est la faculté que posséderait l’être humain de se déterminer librement et par lui seul, à agir et à penser. Au regard de cette définition, on peut d’emblée écarter la physiologie qui obéit au principe de causalité ; ne reste plus donc que la psychologie. La psychologie humaine, en n’étant pas soumise à l’espace-temps de l’Univers, échappe au déterminisme ; elle est plus précisément ce que j'appelle une variable. Cette variable bien que dépendante en ressource, est libre en production ; une différence fondamentale entre un humain et une machine, qui elle, est dépendante en ressource et en production.

 

L’exemple, le plus probant, que le libre arbitre existe est dans sa destinée que Romain Garry a sciemment prémédité :

 

Romain Gary et la mort

En 1978, lors d'un entretien avec la journaliste Caroline Monney, lorsque celle-ci lui pose la question : « Vieillir ? », Romain Gary répond : « Catastrophe. Mais ça ne m'arrivera pas. Jamais. J'imagine que ce doit être une chose atroce, mais comme moi, je suis incapable de vieillir, j'ai fait un pacte avec ce monsieur là-haut, vous connaissez ? J'ai fait un pacte avec lui aux termes duquel je ne vieillirai jamais ».

Romain Gary se suicide le 2 décembre 1980 en se tirant une balle dans la bouche. Il laisse une lettre dans laquelle est notamment écrit : « Aucun rapport avec Jean Seberg » (l'actrice s'est elle-même suicidée en août 1979).

Source Wikipédia.

 

Dans cette analyse, j’ai - délibérément - passé sur le fatalisme parce qu'irrémédiablement lié à la superstition. Ni un Dieu, ni une nécessité naturelle, ni même une quelconque loi historique n’est à la manœuvre du monde. Il est plus probable que l’Univers ne soit jamais né, car il a toujours été ; et que la Vie est un de ses possibles, comme l’Homme est un des possibles de la Vie. En conséquence de quoi, il apparaît que notre filiation avec l’Univers est nulle ; seule la Vie est la Mère (à l’origine) de tous les hommes.

 

 

L'éclaireur du Temps.

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commentaires

piro 04/04/2013 22:18


Hugo ! Quel maelstroëm ! (pour l'écrire comme Hugo)


Le problème avec Hugo c'est qu'il n'a jamais su faire court. Cela n'est plus trop de notre goût. Nous sommes vite noyés dans sa prose surabondante !

Kristen Chaman 06/04/2013 20:43



Oui ! Comme une lumière trop éclatante son écriture masque l'ombre. Et pourtant, c'est au devant de celui qui fera l'effort d'en saisir sa substantielle essence que s'ouvrent les portes de
l'inouï. Entrer dans le bouillonnement pour en extraire l'écume, voilà l'audace à laquelle Hugo nous convie par son écriture !


 


Bien à vous...



piro 17/02/2013 21:51


Poutant il me semble que Rimbaud a dit un jour : "Je est un autre". Et c'est vrai que certaines dégradation de la psyché entraîne un dédoublement de la personnalité dans ce cas il y a deux
je en quelque sorte qui ne fusionne pas : ce que fait l'un, l'autre l'ignore. Par ailleurs des dégradations accidentelles du cerveau ont montré que la personne affectée ne se souvenait
de rien concerant son passé ni son nom, ni son histoire mais continuait pourtant dire "je" en parlant d'elle. Enfin certaines manifestations collectives entraînent la disparition du je au
profit du nous. Cela montre que la question du je est complexe. Je ne serais donc pas aussi affirmatif que vous. Le je reste une construction fragile. Je peux me tromper mais il me semble que le
"Je" s'enracine dans le corps donc il est toujours dans une certaine ambiguïté.

Kristen Chaman 04/04/2013 21:30



L’ambigüité du "Je" provient de son caractère impermanent. Le corps, aussi, est un
autre s’il se trouve privé d’un membre ou d’un organe. Est-ce une raison suffisante pour en déduire qu’il n’est pas vraiment le corps ? Un handicap, en causant des dommages corporels ou
cérébraux, modifie les aptitudes, pas les natures. Par ailleurs, le "Je" possède des voies manifestes, et notamment celle du goût : je vous invite à lire ce chapitre sur le goût tiré de
Proses philosophiques de Victor Hugo, un livre méconnu.


 


http://www.horaz.com/17_Bibligne/hugo_victor/proses_philosophiques/hugo_victor_proses_philosophiques_005.htm


 


 


Bien à vous



piro 07/02/2013 23:08


C'est un point de vue. mais cela pose la question de l'existence du "Je" et de sa nature car il ne peut pas y avoir de libre arbitre sans "je". Les surréalistes diraient sans "jeu".

Kristen Chaman 17/02/2013 21:09



Le "Je" existe bien, c'est la conscience d'être. Le "Je" trouve sa réalité dans l'espace-temps de l'Univers grâce au corps qu'il accapare. Le "Je' c'est l'affirmation d'être ; et il est plus ou
moins démonstratif selon son degré de désobéissance. L'idiosyncrasie est à la base de l'être où chaque individu acquiert sa propre hétérogénéité.


 


Bien à vous...