Un chemin obscur L'immensité d'un ciel bleu Un rayon d'espoir
Par Kristen Chaman
Il y a de la mort dans les assiettes comme il y a de la mort dans la bouche de tous les animaux. Même les herbivores tuent des plantes pour s'alimenter, leur sang étant la sève. La vie se nourrit de la vie, et c'est là son secret de longévité ; c'est de là qu'elle puise son énergie, afin d'exister ; et aussi c’est parce que à l'origine, elle avait la faculté de produire plus de cellules qu'elle n'en consommait qu’elle put ne pas disparaître définitivement. Je suis persuadé que certaines vies, ailleurs dans l’Univers, sont semblables à des bulles de savon c’est-à-dire à peine écloses, elles meurent à jamais. Nous aimons les degrés, pour preuve nos sociétés complètement hiérarchisées, et cela dans tous les domaines. Alors, nous répétons ce modèle au vivant en mettant l’homme à son sommet suivi par les animaux et leur sous-classe les insectes, puis les plantes et leur sous-classe les champignons, puis les micro-organismes, les parasites, les virus, les bactéries et les protozoaires. La question est double qui mange qui et qui tue qui ? Maintenant, il apparaît clairement que l’autophagie et le meurtre sont les moyens d’existence les plus primaires du règne du vivant, ce que l’homme a réussi à surmonter en ne pratiquant plus l’anthropophagie et le meurtre de ces semblables à des fins nourricières. Si l’Homme doit évoluer de nouveau vers un régime alimentaire frugivore et végétal, cela ne peut être du qu’à des raisons d’ordre écologique donc de survie, et non pas qu'à des raisons d’ordre éthique, donc de morale. La question n’est pas de savoir s’il est bien ou mal de tuer des animaux pour les manger, mais s’il est économiquement viable de continuer à pratiquer l’élevage intensif en sachant que les ressources utilisées sont dévastatrices.
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