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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 15:07



En proie au vide, afin d’en adoucir la fable,

A sa quête, il partit grand cœur, l’âme en tambour.

Partout, il n’y vit rien, que haine et désamour ;

Rien qu’un abandon ; rien qu’un désert méprisable.

 

A vos bons soins, amis, j’offre une lettre affable.

Moi ! L’homme qui ne fut qu’une ombre à vos atours ;

Qu’un pauvre hère errant sous l’éclipse des jours.

Pardon ! Au revoir dans un ailleurs ineffable !

 

Dès ce soir, je m’en vais plaire - Ô séjour maudit ! -

A l’obscure clarté qui m’étreint ; m’étourdit.

Un puits gorgé de pleurs ; un mal que rien ne venge.

 

Au poids, certain du temps, j’en deviens plus penchant.

J’atteins mon horizon ; au loin, un ciel étrange…

Ô la vie ! Ô soleil ! Je pars en me couchant.







Ce poème, je le dédie fraternellement à Philippe Goron et vous invite amis lecteurs à en découvrir son bel ouvrage qui s’intitule :

TARTEMPION OU LE BONHEUR

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commentaires

Philippe 21/08/2009 00:21

Cher Kristen,Je te remercie vivement d'avoir aimé et mis à l'honneur ce petit texte sans prétention : Tartempion ou le bonheur. De fait, je trouve ton poème magnifique. Oui, nous vivons sous les auspices de la haine et du désamour partout à travers le monde, l'être humain est devenu une machine à l'image des technologies auxquelles il se soumet quotidiennement. Pourtant le bonheur est si simple et à portée de main dans les petits rien du quotidien, là est le miracle de la vie dans les petites choses qui nous paraissent insignifiantes au premier abord et qui ne le sont pas du tout. Nietzsche a dit : " Le désert croît ", nous y sommes, le désert est partout, et nous avons soif d'amours et d'amitiés authentiques. Il faut retrouver confiance en la vie, le chemin est rude par les temps qui courent, mais rien n'est jamais vain. Nous sommes tous des petits Tartempion tels que tu le décris dans ton poème souverain. Merci de  tout mon coeur  pour ta dédicace  cher  Kristen .Fraternellement sous les auspices d'un soleil apollinien, le soleil du Grand Midi où l'ombre ne croît jamais et où tout devient limpide et clair.Philippe

Kristen Chaman 21/08/2009 17:46



Dans le maelström assourdissant, j'entends déjà dans le lointain invisible, les douces vocalises de la fraternité qui vrombiront à jamais par-dessus le monde. Et un peu plus loin, les chants du
renouveau.


Fraternellement Kristen



anitaya 20/08/2009 22:43

je comprend tres bien le sens de ce texte , je suis à l'aube de la cinquantaine et je ne sais si le soleil se leve ou se couche , un desastre cette indécision...tu as raison de citer philippe , je suis une de ses ferventes lectrices aussianitaya

Tibicine 19/08/2009 13:59

coucou chacha...ta plume papillon avait laissé un message ici, il est parti je ne sais où!!! c'est un très beau poème qui trame la lassitude qui meurtrit, qui fait mal...quand le guerrier dépose les armes...bisous mon chacha, Tibi

Kristen Chaman 20/08/2009 17:24


Merci Ma Tibi

Ton poème" Sonnet à Libertad " est remarquable tel un silence dans le bruit de la vie

Chacha


Luminelle 18/08/2009 21:50

Ce texte est bien triste...L'appel vers les ténébres et le mal être humain me touchent...Bonne soirée. Lumi

Kristen Chaman 20/08/2009 17:30


Merci Ma lumineuse

Chacha


Tibicine 18/08/2009 17:31

un très beau sonnet qui trame une lassitude malade...j'en ai composé un aussi chez moi si tu veux le lire...Je l'ai écris pour une amie et en hommage de sa fille spirituelle qu'elle a perdu dans l'avion d'air france en juin...bisous mon chacha...

Renard 17/08/2009 18:10

Nostalgie superbement décrite..Fatigue, désillusion...Merci pour ce poème tissé de langueurMon ordi est en panne, (je suis chez des amis), alors, ne t'étonne pas si je ne passe pas, je rattraperai quand il sera réparé.Bises du soir à toi

Kristen Chaman 17/08/2009 21:48


Merci de ta visite Renarde malgré tes déboires informatiques. C'est peut-être un problème de puce